Auguste Bouché-Leclercq, L’astrologie Grecque (1899)

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Thème de l’auteur

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Informations sur l’auteur

Historien de l’Astrologie, il est l’auteur d’une histoire de la divination dans l’antiquité en 4 volumes: https://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_2005_num_83_1_6104_t1_0218_0000_2

N’ayant pu développer à fond le sujet de l’astrologie grecque qui avait piqué sa curiosité, il décide d’en faire une étude en 1899 (préface).

Bouché Leclercq sera (surement à son grand dam) un des initiateurs du renouveau de l’astrologie en France au même titre que d’autres ouvrages plus pédagogiques et surtout plus modernes comme:

  • Abel Haatan – Traité d’Astrologie Judiciaire (1895)
  • Fomalhaut – Manuel d’Astrologie Sphérique et Judiciaire (1897)
  • Henri Selva – Traité théorique et pratique d’Astrologie généthliaque (1900)
  • Paul Choisnard – Influence astrale (Essai d’astrologie expérimentale) (1901)
  • Henri Selva, traduction du XXIème livre de l' »Astrologia Gallica » de Jean-Baptiste Morin de Villefranche sous le nom « La Théorie des Déterminations Astrologiques de Morin de Villefranche » (1902)

(L’édition de Fomalhaut, Choisnard et Selva sur les images ci-dessus sont des ré éditions de 1933, 1924 et 1991 respectivement).

Les livres évoqués sont d’une nature philosophique bien différente de celle d’Alan Léo qui lui est représentant de la renaissance de l’astrologie en Angleterre. Il était plus proche des théories de Blavatsky et de la théosophie (new age).

Analyse du livre

Bien qu’il ne mache pas ses mots envers les astrologues qui lui sont contemporains, il faut lui reconnaitre qu’il a le sens de la formule:

Il y a peu de profit scientifique à tirer des traités d’astrologie, écrits par des croyants et pour l’usage pratique, dont j’ai constaté après coup, — c’est-à-dire durant l’impression de mon livre (cf. ci-après, p. 573, 2) — et non sans surprise, la publication de date toute récente : Abel Haatan, Traité d’astrologie judiciaire, 2e édit., Paris, 1895, et Fomalhaut, Manuel d’astrologie sphérique et judiciaire. P avis, 1897. Le premier de ces ouvrages est tout imbu d’occultisme; l’autre, tout en tables et calculs mathématiques, accommodés au goût du jour par des exemples comme les thèmes de nativité du général Boulanger, du Comte de Paris, du président Carnot (dont la mort a été, paraît-il, prédite en 1892), et des conseils rétrospectifs ou actuels aux deux successeurs du regretté président. Ces Pétosiris attardés écrivent pour une clientèle qui ne se soucie guère plus des sources, de l’origine et de l’enchaînement des théorèmes, que celle du « docteur Ely Star ». Les noms d’étoiles dont ils s’affublent ne garantissent pas plus leur science que leur foi.

Bibliographie, page XIX

Il est aussi l’auteur de la citation:

On voudra bien ne pas prendre pour un paradoxe ma conclusion : à savoir, qu’on ne perd pas son temps en recherchant à quoi d’autres ont perdu le leur.

Préface, page IX

Avec tout ça vous aurez compris que malgré sa fascination pour le sujet, il considère l’Astrologie comme une croyance sans fondements.

Il ne semble pas non plus porter Nechepso et Pétosiris ainsi que les autres sources jugées comme apocryphes dans son coeur:

J’ai prononcé tout à l’heure le mot d’hypocrisie, en l’atténuant et l’appliquant à l’astrologie, à l’oeuvre collective, non aux astrologues pris individuellement. Atténuons encore, si l’on y tient, en disant : équivoque constitutionnelle et inconsciente. Cependant, je ne pourrais pousser le respect trop loin sans manquer à mon tour de sincérité. Il m’est arrivé plus d’une fois non seulement de déclarer ineptes des fantaisies qui faisaient par trop violence au sens commun, mais de traiter mes astrologues de charlatans. Je n’ai voulu par là ni dire ni faire entendre que cette épithète leur convînt généralement, étant au contraire persuadé que les croyances jugées après coup les plus déraisonnables ont été, à un certain moment, très dignes de foi et presque démontrables par les idées courantes. Sauf quelques échappées d’impatience — dont, à l’autre extrême, Firmicus, le parfait croyant, a quelque peu pâti, — je n’ai rudoyé que les fabricants de livres apocryphes, les fondateurs et apôtres anonymes de la doctrine astrologique. Je sais parfaitement que je commets un anachronisme en les jugeant d’après des scrupules qu’ils n’avaient pas, et qu’on pourrait aussi bien réduire le fait à l’usage d’un procédé littéraire, ou excuser leur zèle et, par surcroît, louer leur modestie; mais je me sens incapable d’indulgence pour les faussaires, même quand ils ont cru travailler pour une bonne cause. Qu’ils fassent parler Hénoch ou Daniel, Apollon ou la Sibylle, ou Néchepso et Pétosiris, les révélateurs qui se déguisent me paraissent toujours cacher sous leur masque une vilaine action.

Préface, page 6

Bibliographie ayant servi à Bouché Leclercq: Manilius, Nechepso-Pétosiris, Ptolémée, Sextus Empiricus (refutateur de l’astrologie mais qui en expose les thèses), Manéthon, Vettius Valens, Firmicus Maternus, Hephestion de Thèbes, Paul d’Alexandrie. A cela il ajoute Thrasylle, Dorothée de Sidon, Annubion, Hipparque (antérieurs à Firmicus), Odapsos, Antiochus d’Athènes, Protagoras de Nicée, Antigone de Nicée, Apollonius de Laodicée, Apollinarius (antérieurs à Héphestion, à Paul d’Alexandrie et aux scoliastes de Ptolémée) dont il ne possède que des fragments.

Chapitre I: Les précurseurs

Rentrons dans le vif du sujet; d’où vient l’Astrologie ? Selon l’auteur elle est le résultat batard de religions orientales melée à la science grecque.

Parmis les précurseurs, on trouve les physiciens, Thalès en 1er, qui serait à l’auteur de la doctrine selon laquelle nous serons le produit de l’humide, de l’eau. Son disciple, Anaximandre, aurait lui déjà affirmé que l’unité la plus petite est la réplication du Tout dont nous faisons partie (ce qui se trouve en haut se retrouve en base chez Hermès Trismégiste). Ensuite vient Pythagore et la recherche de l’harmonie universelle. On peut penser que la doctrine des aspects, c’est à dire la division du cercle par des chiffres entier vient de lui (1= conjonction, 2=opposition, 3=trigone, 4=carré, 6=sextil).

Anecdote, Pythagore est aussi un des premiers théoriciens de l’harmonie en musique, et l’origine de la gamme serait fondée par la division par chiffres entiers d’une corde; la diviser en 2 produit l’octave, etc. C’est la l’origine de l’harmonie des sphères.

Pythagore divise le Tout en 2 grandes catégories, le pair et l’impair (Masculin/Féminin, Actif/Passif, Ying/Yang etc.). On voit que le septennaire (Soleil, lune, mercure, venus, mars, jupiter et saturne) a servi à justifier la gamme musicale. Mais aussi qu’il avait une vision ésotérique du Nombre.

Il continue avec Xenophane, Héraclite, Empédocle, Leucippe et Démocrite (ces deux derniers sont des atomistes). Ces auteurs prétendraient que ce serait l’élément feu qui serait à l’origine de la vie.

Enfin le dernier des physiciens, Anaxagore finit par affirmer qu’à l’origine du monde ne serait pas une cause physique pure mais une volonté intelligente (sans remettre en cause complètement la physique de ses prédécesseurs). D’après BLC (Bouché-Leclercq), sa thèse fut à l’origine de l’effondrement de la raison et permit aux sophistes de voir le jour, car si nous sommes trompés par nos sens et que rien n’est sur (cf. les theses contradictoires sur la cosmologie) alors il n’y a pas de possibilité de connaître la vérité.

Heureusement, Socrate veille ! Il sauve la morale des sophistes et décrète que chercher à savoir quoi que ce soit de la nature ne sert à rien ! Prenez donc ça les physiciens ! Connaître et comprendre les lois de l’astronomie peut être utile pour l’établissement du calendrier mais ne permet pas de « faire pleuvoir ou diriger les vents ».

Avec le Timée de Platon nous avons un des livres fondamentaux qui influencera les astrologues jusqu’a aujourd’hui. Le monde créé par le Démiurge rassemble toute la matière solidaire entre toutes les parties qui la compose. L’essence de cette matière est l’âme qui précède le corps. L’ame se divise en 7 parties (tiens donc), et l’essence de cette âme est le moteur du mouvement diurne. Les planète sont des Dieux eux-même créés par le Démiurge à l’image du reste du monde. Il n’y a donc pas de principe mécanique céleste mais entièrement divin.

Ensuite vient Aristote, qui reprends la théorie des 4 éléments de Empédocle mais l’approfondi en affirmant que chacun de ces 4 éléments sont en fait constitués d’une combinaison de chaud ou froid, et de sec ou d’humide. On retrouve la une idée qui existe encore dans l’astrologie de nos jours, à savoir que le feu est chaud et sec, la terre froide et seche, l’air chaud et humide, et l’eau froide et humide. Il réfute l’idée de l’harmonie des sphères ainsi que de la géométrie et des mathématiques (?), ainsi que l’idée de l’harmonie universelle. Pour lui chaque unité à son âme propre et est séparée du reste. On le sait maintenant, il aura influencé profondément Ptolémée qui cherchera à faire rentrer l’Astrologie dans le cadre de la théorie d’Aristote, c’est à dire une Astrologie naturelle, avec des corps célestes qui ont une influence physique sur les corps et âmes.

Les derniers précurseurs de l’Astrologie sont les stoïciens. Pour eux, nos sens perçoivent les perturbations du monde parce que nous sommes constitués de la même matière que ce même monde. De ce fait, ils reprennent l’idée évoquée plus haut que l’homme est un microcosme fait à l’image du monde qui l’entoure puisque la nature de sa matière est la même que celle du monde (dsl je me répète). L’inverse est vrai aussi, le monde est à l’image de l’homme: vivant, sensible et raisonant, il est formé de petites particules qui sont solidaires entre elles. Elles sont en fait inséparable car le vide n’existe pas, donc elles sont reliées de fait entre elles. Il y a déjà la formulation de l’effet papillon, un doigt remué modifie l’équilibre de l’univers, c’est comme le battement d’aile du papillon qui créé une tornade à l’autre bout de la terre. Le Stoïcisme a été populaire, tel un Gauquelin cherchant à faire reconnaitre ses travaux. BLC dit que parce qu’elle était mainstream, elle est la raison pour laquelle l’Astrologie a pu s’implanter si profondément dans la société. La doctrine stoïcienne pronait le respect des traditions et culture populaire. D’ailleurs la religion leur semblait utile en tant qu’outil de transmission de la morale pour la masse de la population. La religion est une forme de story-telling pour faire passer une idée. Eux aussi, comme Platon considéraient que les astres sont des dieux, dépositaires d’un savoir et d’une intelligence inaccessible à l’homme. BLC énonce déjà la le fait que les dieux sont soumis à l’influence de la destinée et de la sympathie universelle. Les Stoïciens acceptaient l’idée de divination en générale et l’astrologie n’en était qu’une forme particulière pour eux.

Les Stoïciens se posaient les questions suivantes: quelles sont les conséquences de la prédestination ? D’être en mesure de pouvoir prédire l’avenir ? Si cela est possible, alors la liberté devient un concept creux. BLC le dit lui même, soit l’avenir est conditionnel, et si je prévois quelque chose et que je peux l’éviter, alors la prévision devient caduque donc non fonctionnelle. Dévier le cours des choses c’est dévier l’harmonie universelle et contrecarrer le plan des dieux eux mêmes. Car les dieux bien que supérieurs aux humains, sont eux même soumis à la destinée, or si un humain peut contrecarrer cette même destinée, alors il a un pouvoir que les dieux n’ont pas ce qui semble illusoir de croire sinon par l’illusion de l’égo. Quelle est l’utilité de savoir l’avenir alors ? Elle permet au Sage qui l’accepte de modeler sa volonté afin qu’elle soit conforme à la Destinée et d’apaiser son âme. L’anticipation de l’évènement permet de le vivre plus calmement mais en aucun cas de l’éviter. Ainsi vous pouvez vivre votre vie dans le moment présent, au lieu de vous sentir malmenée par elle. D’ailleurs, même si l’Astrologie n’a pas d’effet, ça ne veut pas dire soudain que la liberté et le libre arbitre existe. La question est de savoir jusqu’a quel point elle nous montre ce déterminisme. Ceux qui pratiquent les prévisions ne sont pas sans savoir que c’est un art difficile et que le destin ne se révèle pas facilement. Mais à partir du moment où on se lance dans la prévision, le présupposé du déterminisme parait incontournable. Heureusement ou hélas mais surtout logiquement, puisque la destinée est complexe, les outils de prévisions pour la décrypter le sont aussi.

La conclusion du chapitre porte sur le fait que le Stoïcisme et l’Astrologie se sont nourris mutuellement et que toujours selon l’auteur, elles ont toutes les 2 une provenance orientale.

Chapitre II: L’Astrologie Chaldéenne.

Après la conquête d’Alexandre le Grand, les grecs découvrirent la culture de leurs divers voisins avec un émerveillement enfantin. Les peuples conquis prenaient plaisir à montrer à leurs envahisseurs à quels point leur culture était ancienne. Parmi les peuples conquis, 2 ressortent particulièrement avec à chaque fois un personnage singulier ayant fait le travail de transmission de l’histoire de leur peuple. En Egypte c’est Manéthon qui conte son histoire, et Bérose fit de même en Chaldée. On sait que l’egyptomanie existait à la fin du XIXeme siècle, mais elle était courante aussi chez les grecs en tant que pays fantasmé à l’origine de tous les mystères voir même de leur religion. Bérose rendit la Chaldée aussi populaire que l’Egypte. A tel point qu’il vint enseigner l’Astrologie en Grèce sur l’île de Cos, eut pour élève Antipater et Achinapolus (ou Athénodorus). Cos était dépositaire d’un temple dédié à Asclepios (dieu de la médecine ayant de son vivant ressuscité les morts). C’est lui le fameux Serpentaire !

L’astrologie Grecque date donc d’environ 280 av. JC. Bérose transmis aux grecs le maximum de connaissances de l’astro chaldéenne. La question est maintenant de savoir qui de la Chaldée ou de l’Egypte aura le plus influencé les grecs.

Il faut d’ores et déjà distinguer plusieurs types de chaldéens, il y aurait ceux plus anciens qui auraient été des ignorants et ceux plus modernes, qui sont soit des astrologues qui se font passer pour des chaldéens pour paraître plus légitimes, soit des chaldéens qui auraient appris les doctrines grecques.

BLC commence à introduire une idée qu’il va developper par la suite. Bérose et Manéthon en écrivant chacun l’histoire de leur pays vont en exagérer l’ancienneté ce qui dans le cas des observations d’éclipses chez les chaldéens, leur donne une légitimité par l’expérience. Dans la cosmogonie Chaldéenne, existe d’abord un Océan dans lequel baigne Tiamat, un monstre marin. Bel-Mardouk coupa en deux le corps du monstre pour former la voute céleste et la Terre. Une digue empeche l’Ocean de s’infiltrer entre les 2. Le Ciel et la Terre sont immobiles, et les astres sont des boules de feu formées dans l’Océan qui entrent et sortent dans notre champs de vision par des entrées et sorties pratiquées dans l’horizon et parcourent la voute céleste.

Parmi les Astres, il y en a 5 qui ont une importance particulière, ce sont les 5 planètes. Comme leur marche dans le ciel suit un cours différent de celui des étoiles, ils sont devenus les outils des messages envoyés par les Dieux. Leur noms: Dapinou (Jupiter) conduit par le Dieu Mardouk, Dilbat (Vénus) conduit par Istar, Kaimanon (Saturne) par Ninib, Bibbou (Mars) par Nergal et Moustabarrou-Moutanou (Mercure) par Nabou. D’après Bérose les planètes seraient au dessus des étoiles mais il est possible que ce soit une erreur parce que la simple observation de la Lune montre que les étoiles sont occultées par son passage. Je corrige donc. Au dessus des planètes sont placées les étoiles dirigées par des dieux conseillées et s’élèvent au nombre de 30. La moitié est au dessus et l’autre moitié au dessous de l’horizon permettant de surveiller tous les lieux de la Terre et du Ciel. Tous les 10 jours, 2 d’entre eux échangent de place au dessus et au dessous de l’horizon. Il est possible que ce soit la l’origine des décans mais on va voir que ce n’est pas aussi simple (pourquoi 30 dieux et pas 36 comme le nombre de décans ?). 12 de ces dieux tiennent un rôle spécial étant attribués à un mois de l’année et à un signe du Zodiaque. Ces dieux-étoiles sont placés dans le cheminement du septénaire (c’est la fameuse bande zodiacale). Les autres astres au nombre de 24 (??? 30-12=24 alors que 36-12=24 oui !) placés au nord et au sud. Les étoiles visibles dirigent les vivants, et les invisibles les morts. On apprends ici que les informations sur les chaldéens sont tirés de Diodore de Sicile et dont les informations sont à prendre avec des pincettes. Ce qu’il dit aurait déjà été corrompu par les grecs pour faire croire que les chaldéens étaient déjà très avancés sur le plan astronomique et astrologique. De plus les décans sont avant tout une doctrine égyptienne et non pas chaldéenne. Fait intéressant: Le Soleil (Samas) et la Lune (Sin) sont tous les deux masculins. Mais la Lune aurait un rôle bénéfique alors que le Soleil serait maléfique en raison de la chaleur extrème qu’il engendrerait dans les contrées Mésopotamiennes. C’est donc la Lune, le dieu Sin qui tient lieu de chef du Panthéon céleste. En tant que Dieu nocturne il est à l’origine de la doctrine selon laquelle la nuit engendre le jour.

Le calendrier et la religion ont donc une origine d’abord lunaire. D’ailleurs, à chaque fois que la Lune s’éclipsait, les chaldéens et les grecs observaient des catastrophes; guerres, famines, pandémies, tremblement de terre. Mais les prêtres finirent par comprendre que le cycle des éclipses de Lune correspondait à un cycle plus grand appelé Saros qui est en fait le cycle de 18 ans liés aux nœuds lunaires. La théorie des aspects voit déjà le bout de son nez, on parle d’étoiles fixes (pas dans le sens ou nous l’entendrions mais aux états stationnaires des planètes) en conjonction ou en opposition à d’autres. N’oubliez pas que même si les planètes sont en mouvement, elles restent dans l’esprit chaldéens des étoiles (points lumineux) comme les autres. Leur seule différence est leur mouvement propre.

Je cite par la suite les quelques interprétations qui nous sont parvenus et que BLC prends en exemple.

Déjà, les chaldéens faisaient comme les grecs, càd qu’ils citaient des documents disparus ce qui leur permettait de légitimer leur science sur une longue histoire et donc expérience.

Fait intéressant, pas un seul de ces documents ne touche au thème natal (généthlialogie). L’astrologie servait avant tout à prédire aux rois et à leur peuple. On peut penser que la généthlialogie est la conséquence de la pensée démocratique des grecs d’appliquer quelque chose qui n’était au départ réservé qu’à une élite (les fameux leaders de Halbronn) à toute la population. Même les naissances monstrueuses n’étaient pas justifiées par la position des planètes au moment ou l’enfant naissait.

Pour trouver un thème de géniture chaldéen, il faut descendre jusqu’à l’époque des Arsacides, c’est à dire au temps où les Orientaux imitaient les Grecs. Encore les seuls que nous connaissions sont-ils libellés avec une concision qui trahit une sorte d’indifférence à l’égard de ce genre d’observations : « L’an 170 de Démétrius, mois de Adar, nuit du 6, au commencement de la nuit, la Lune devant la Corne du Nord, à distance d’une coudée. Le 6, au matin, un petit enfant est né sous son signe. La Lune (était) au commencement des Gémeaux, le Soleil dans les Poissons, Jupiter dans la Balance, Vénus et Mars dans le Capricorne, Saturne dans le Lion ». Autre mention, plus sommaire encore : « L’an 170, au mois de Nisan 4, équinoxe : dans la maison, on annonce qu’un enfant est né sous Jupiter », c’est-à-dire, Jupiter étant alors levé toute la nuit.

Chapitre II, page 50
Thème sans les trans saturniennes. Pas d'ascendant, Zodiaque sidéral Lahiri. Je l'ai fait naître à Téhéran en Iran actuelle. 1 Mars 142 avant Jesus Christ à 3h40 avec le fuseau horaire actuel de Baghdad (+3h que le méridien de Greenwich).
Thème avec les trans saturniennes

Il y a en plus une différence entre la précision avec laquelle les grecs montaient leur thème et la description vague des chaldéens (pas d’ascendant ni MC, nous n’avons pas le degré de la Lune et le signe de Mercure n’est pas évoqué).

La question se pose désormais, quel est le point de jonction entre astrologie chaldéenne et astrologie grecque ?

La question est difficile car les grecs dans le soucis de faire paraître leur science comme plus ancienne qu’elle ne l’etait vraiment, ont déclaré que l’ensemble des outils venaient des chaldéens et des egyptiens. En fait les astrologues chaldéens ou egyptiens étaient des grecs déguisés comme vu précédemment. Si j’invente un système, j’ai intérêt à ne pas dire que j’en suis l’auteur mais qu’il existait déjà depuis longtemps et qu’il a été validé par l’experience.

Le Zodiaque tel que nous le connaissons aujourd’hui est (selon BLC) une invention purement grecque. L’influence du signe lui même sur les planetes qu’il contient, les rapports géométriques qu’il permet entre les planètes (aspects), et la domination (domicile) des planetes sur chacune de ces régions du ciel. Les Zodiaques de Denderah, Esneh et Akhmim ne sont pas d’origine egyptienne mais seraient des contrefaçon datant de l’époque romaine s’inspirant du Zodiaque grecque. Si on s’appuye sur les 2000 ans d’experience des chaldéens, alors on doit reconnaitre que le point vernal devait se situer à l’époque dans le Taureau (Mardouk ?). De fait on constate que les chaldéens utilisaient un découpage du ciel fait des constellations réelles donc inégales. L’origine du Zodiaque est donc bien (selon BLC) chaldéenne, et l’Egypte ne peut en réclamer la paternité. D’ailleurs ils adopteront le Zodiaque grecque par la suite. Ils n’avaient nul besoin de ce sytème basé sur l’écliptique puisque leur astronomie/astrologie était fondé sur l’équateur et le lever des 36 parties (décans), maisons solaires des dieux, à l’horizon. Les chaldéens ont donc commencé à repérer la course des astres errants à commencer par celui de la Lune.

Fait intéressant; La lune met 27 jours et 7h à faire une révolution sidérale complète. C’est la l’origine des maisons lunaires arabes (au nombre de 28) et surtout des NAKSHATRAS hindous (au nombre de 27). Ce nombre est donc la résultante du nombre de jours que met la lune à parcourir une révolution complète, la différence de un jour étant la conséquences de la manière dont on arrondi 27 jours et 7h à la limite inférieure ou supérieure. Le Zodiaque en lui-même se divise en 2 catégories (tiens donc) soit les constellations réelles, de tailles inégales, soit la division en douzièmes égaux de parties du ciel dont le nom est emprunté mais non fondé sur les constellations sur lesquelles il était plaqué. On sait aujourd’hui que les grecs utilisaient à la fois le zodiaque sidéral (mais de taille égale) et tropical. Les chaldéens eux, n’avaient donc pas adopté de Zodiaque égal fictif car invisible et abstrait pour eux et encore moins les dodécatémories (divisions en douzièmes égaux d’un signe du Zodiaque). Les recherches de l’époque montre en revanche que certains signes étaient déjà présents chez les chaldéens; Bélier, Taureau, Gémeaux, Scorpion, Capricorne et Poissons. Nergal (mars) qui possédait une constellation pouvait aussi être associé au Lion et si la Vierge n’etait pas la en tant que telle, son épi lui l’était.

La position présumée de ces groupes d’étoiles sur la sphère semble indiquer que leurs noms sont des métaphores suggérées par la température des parties de l’année solaire correspondantes.

Chapitre II, page 57

Du Jean-Pierre Nicola avant l’heure. L’emplacement du Soleil au cours de l’année montre les variations de températures de l’espace du ciel concerné.

A cause du point vernal en Taureau, ce signe était considéré comme le début du printemps (je suis désolé les Taureaux mais on ne voit pas vos fesses). Le Scorpion était à l’époque le début de l’automne, le Lion, début de l’été et son soleil tapant, et l’épi (la vierge) n’était pas le moment de la moisson, mais le signe se levant lorsque le soleil se couchait, et « souriait aux moissonneurs. Avec le déplacement du point vernal du à la précession des équinoxes, les chaldéens ont introduis un nouveau signe lié au soleil; le Bélier. Le Scorpion lui se scinde en 3, dont la partie antérieure devient la Balance et son dard devient le Sagittaire. Il est plus difficile de justifier l’apparition du signe du Cancer, un signe d’eau au moment ou le Soleil atteint son maximum de puissance. De même que les Gémeaux, reconnus comme faisant parti de la constellation de Nergal.

Les grecs ont tenté de caché les origines exotiques du Zodiaque et des constellations en général (l’auteur ne dit pas pourquoi). Mais il semble tirer la conclusion déjà évoqué auparavant que la division du ciel en 12 parties égales est strictement grecque et non pas chaldéen. Cette division du Zodiaque en 12 parties égales ne se serait faite qu’au temps de Hipparque lorsque nécessité fut de mesurer la course du septénaire dans le ciel.

FAIT IMPORTANT; l’iconographie grecque des constellations a été fixée par Aratus de Soles, images à l’appui, qui s’est inspiré de Eudoxe de Cnide.

Tiré des « Phénomènes » d’Aratos tome II, Les Belles Lettres, 1998, traduit par Jean Martin
Tiré des « Phénomènes » d’Aratos tome II, Les Belles Lettres, 1998, traduit par Jean Martin

La ou le Zodiaque a été transmuté lors de son passage des chaldéens vers les grecs, la course des planètes et leur révolution lui est bien d’origine entièrement chaldéenne. Il fallait effectivement au moins plusieurs centaines d’année d’experience pour observer la révolution des planètes et en tirer des règles précises ce à quoi ont œuvré les chaldéens. La encore Eudoxe intervient, car ce serait lui qui aurait rapporté en Grèce les tables de positions planétaires.

L’ordre grec des planètes serait directement inspiré des travaux chaldéens sur la durée de révolution de chacun de ces astres errants, avec la lune, astre le plus rapide, et saturne l’astre le plus lent.

L’ordre chaldéen des planètes serait: Lune, Mercure, Vénus, Soleil (au centre), Mars, Jupiter, et enfin Saturne (avec parfois l’inversion entre mercure et vénus).

Selon BLC, la base de l’Astrologie se trouve d’abord dans la foi autant chez les chaldéens que chez les grecs chez qui elle se cachait derrière une parure scientifique. Ce sont les Stoïciens qui ont organisé la Terreur afin que personne ne puisse la remettre en cause.

On peut noter que BLC pose déjà les bases de la réponse à l’argument sceptique de la précession des equinoxes:

« Certaines gens, dit Hygin (Astron., IV, 14), se figurent, quand on dit que le Soleil est dans le Bélier ou dans un signe quelconque, que le Soleil chemine sur les étoiles mêmes du Bélier » (cf. Ach. Tat., Isag., 18). De ces gens-là, il y en a peut-être aujourd’hui autant qu’autrefois. Mais l’astrologie n’est pas une superstition populaire : ses dogmes ont été forgés, en Grèce comme en Chaldée, par une élite intellectuelle et défendue par elles, des siècles durant, contre les assauts des dialecticiens. Ce qui est merveilleux, c’est la foi raisonneuse d’un Ptolémée, l’homme de son temps qui connaissait le mieux la structure de l’univers et qui écrit sa Tétrabible après l’Almageste.

page 65 et 66 en note de bas de page.

Il semblerait que peu à peu, les grecs se soient lancés dans l’astrolatrie, c’est à dire l’identification des planètes aux dieux dont ils portent le nom la ou la théorie d’origine voudrait que les dieux sont propriétaires (mais ne sont pas eux mêmes) les planètes. La question vient ensuite de commenter plaquer la mythologie grecque sur l’ancien panthéon chaldéen, il fallait que le type de dieu associé à la planète corresponde en nature à l’ancien système, toujours dans une optique de justification. D’après BLC ce sont les Stoïciens qui s’en sont chargés.

Istar et Nergal devinrent Venus et Mars naturellement d’autant plus que Vénus était déjà originaire de Istar. Le terrible Mardouk devint le clément Jupiter. On voit là une légère modification du caractère du dieu/planète. Ninib devint Kronos mais correspondait plus au dieu Latin Saturne. Ce fut un cas difficile puisque dans la mythologie grecque Kronos fut banni de l’olympe et vivait en exil.

L’auteur conclut donc que c’est bien l’astrologie chaldéenne qui a fournit la majorité des outils de l’astrologie hellenistique; Zodiaque, planètes voir même les débuts des aspects. La thèse de l’Astrologie egyptienne doit donc être écartée (selon lui).

La logique de l’Astrologie chaldéenne est fondée sur un animisme, c’est à dire la conception selon laquelle chaque chose de la nature est animée par un esprit qui lui est propre et qui s’occupe constamment des humains. En tournant cette logique du côté des astres nous avons donc le résultat de ce qu’ont produit les chaldéens. La mythologie de ces astres étant fondé sur leur propriétés visuelles, temporelles et aussi plus simplement sur la culture et l’imagination.

Chapitre III: Les dogmes astrologiques

Nous savons donc que les astres sont des dieux à la volonté propre et agissant sur le monde. Cette idée devait être mise en rapport avec l’ordre qu’impliquait la régularité des planètes. Si les mêmes causes produisent les mêmes effets, alors on pouvait fonder sur l’experience la pronostication de l’avenir. Malgré tout, les chaldéens ne connaissaient pas les lois de Kepler et la machine céleste ne se déroulait pas toujours au moment exact où on l’attendait. Fait amusant, les chaldéens construisaient des observatoires astronomiques sur des tours pour se rapprocher du Ciel. De la vient le mythe de la tour de Babel dans la Bible. Cette astrologie chaldéenne fut transmise aux grecque sous la forme d’une experience de la divination basée sur un long empirisme. Il ne fallait aux grecs plus que la théoriser grace à leur culture mathématique et philosophique. Il devenait admis que les astres avaient une influence sur la Terre mais encore fallait il savoir si on pouvait connaître cette influence. La réponse etait double, on pouvait connaitre cette influence, soit par l’empirisme, soit par la Révélation. D’une part il était à la portée de tous que le soleil régulait la vie que ce soit par la lumière ou non qu’il apporte mais aussi par le simple fait qu’il etait nécessaire à la vie. De même pour la Lune. Mais alors cette influence ne devait-elle pas s’imposer par la logique aux 5 autres planètes ?

Les levers et couchers héliaques (levers et couchers d’étoiles juste avant le lever et coucher du Soleil) etaient les marqueurs du calendrier annuel. Selon l’étoile concernée, on s’attendait aux chaleurs, froideurs, canicules, vents et pluies. Avant même que l’astrologie vint en Grèce, ces mêmes grecques avaient déjà inventé la science météorologique (la météo du journal de 20h d’aujourd’hui). Par son principe prédictif elle devait amener naturellement à accepter l’idée de l’Astrologie. Comme nous l’avons vu au chapitre précédents, les hypothèses de l’Astrologie devinrent un dogme sous l’égide des Stoiciens. L’Astrologie n’était qu’une partie de cette sympathie universelle ou Tout etais dans l’Un, et l’Un dans le Tout. L’influence planétaire était théorisée par le principe de effluves qui faisaient coincider le point d’arrivée (terrestre) avec le point de départ (céleste). L’Homme (ce microcosme) etant un de ces points d’arrivée synthétisait en lui même, l’ensemble du monde (le macrocosme). Ce dogme posé, ils pouvaient désormais trouver dans l’âme et le physique des humains une correspondance avec les planètes et les signes Zodiacaux. Cette théorie de ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, se retrouvait chez Platon dans sa classification des êtres divins, comme chez Philon qui citait la Bible « Dieu fit l’homme à son image ». Enfin, cette vision satisfaisait les dialecticiens qui aimaient synthétiser sujet et objet. L’amoncellement de métaphores que cette théorie permettait était donc fondé sur une illusion mais avec tout de même une parcelle de vérité. Le Divin etait bien un reflet de l’homme mais simplement parce que l’homme avait construit Dieu à son image. Les astres exercaient donc une influence, qu’elle soit naturelle ou autre, en vertu de leur nature propre. Celui qui acceptait ce dogme sans chercher les preuves, voyait sa raison paralysée et ne pouvait que suivre béatement le fil de la pensée astrologique. Si malgré tout il remettait tout de même ce dogme en question alors il devait se confronter aux prétendues milliers d’années d’experience des chaldéens et egyptiens inventées par les grecs. Ce premier dogme est le fondement même de l’astrologie hellenistique. Mais il fallait encore transformer les volontés et caprices divins en lois naturelles.

L’invention de ces lois naturelles a donné la théorie des aspects. Les planetes entrenaient des relations entre elles selon des rapports angulaires bien particuliers et selon qu’ils se produisaient à droite ou a gauche, en haut ou en bas. Peut être certains considéraient que les astres etaient ineffectifs sous l’horizon mais les aspects ne pouvaient par contre pas, ne pas agir. Comme la considération de tous les rapports angulaires selon les planetes et les signes zodiacaux etaient trop importants, il fut réglé de limiter les aspects. Les Babyloniens n’utilisaient que les conjonctions et les oppositions. Les grecs eux mirent en place un système d’aspect basé sur les polygones réguliers et dont la propriété même découlait de la nature du polygone dont il était dérivé. Il exista plusieurs justification de ces aspects; selon Ptolémée elles étaient la conséquence naturelle des lois géométriques de l’harmonie, selon Manéthon elles sont le résultat d’une Révélation. Selon Porphyre, les astres envoyaient 7 rayons (2 sextiles, 2 carrés, 2 trigones et une opposition) pour garder la symbolique du septennaire des planètes. Curieusement la conjonction n’en faisait pas parti, surement parce qu’elle n’était pas la conséquence d’un envoi de rayon.

Malgré ce décor scientifique, il n’en restait pas moins que c’était les Dieux qui étaient, par leur volonté, à l’origine de l’influence exercée par les astres sur Terre. Par l’assimilation de ces Dieux aux astres, ces mêmes astres adoptaient des comportement humains, se réjouissant dans des maisons, recevait l’hospitalité, se voyaient, se poursuivaient, se dépassaient en respectant les lois géométriques et psychologiques de l’Univers. La manière dont se présentait l’Astrologie était aussi fonction du nombre de savant qui existaient dans la société. Plus ceux-ci se faisaient rares, plus l’Astrologie redevenait la religion qu’elle était de prime abord.

Il se trouve que l’Astrologie généthliaque n’était pas la première Astrologie pratiquée. On n’en trouve pas de source chez les chaldéens. Ceux-ci pratiquaient plutôt le système des « initiatives », ce qu’on appelle aujourd’hui, l’Astrologie des Elections. De ces initiatives, est née l’Astrologie généthliaque, c’est à dire l’Astrologie du thème de naissance puisque naître c’est une opportunité dépendant de l’état du Ciel au moment de la naissance. Ce moment fatidique consistant à naître, amenait donc toutes les conditions qui allaient régir la vie par la suite; sexe, santé, condition sociale, et fortune des parents. C’est la l’origine de cette forme particulière qu’est l’Astrologie de la naissance. L’Astrologie Généthliaque reposait sur le postulat que le Divin avait connaissance par avance de la destinée qui était conçue sous la forme d’un plan. Cette forme d’Astrologie devait nécessairement plaire à tout ceux qui postulaient le déterminisme. L’explication scientifique était chose plus périlleuse. Selon Ptolémée, par exemple, nous sommes constitué d’un mélange ou d’un tempérament qui forme le premier principe. Ce premier principe déterminait déjà les grandes lignes de l’existence. La naissance était vue comme un lancement, devenant un mouvement dont la direction, la vitesse et la durée dépendait de l’impulsion initiale (le theme de naissance). La personnalité était formée d’un ensemble de facteurs qui se devaient d’être fixe. C’est la raison pour laquelle il fallait déterminer un moment précis (la naissance) et non pas garder le ciel actuel, toujours en mouvement, et le même pour tout le monde, en tout lieu et temps.

Les adversaires de l’Astrologie auraient pu objecter que ni la conception ni la naissance en elle même ne sont des événements instantanés mais curieusement ils n’utilisèrent pas l’argument. Le problème que posait l’observation d’un moment figé dans le temps était le marqueur de l’heure. Il fut choisit l’intersection du Zodiaque avec l’horizon à l’est. Ce point fut appelé Horoscope (marqueur de l’heure). Nous le connaissons aujourd’hui sous le nom de point Ascendant. Déjà à l’époque, ce point était d’une importance majeure puisqu’il déterminait l’ossature du thème. Il est bien important de ne pas confondre l’horoscope de l’époque avec nos rubriques astrologiques des journaux et magazines actuels. Cette idée du point marquant l’heure, avait une analogie dans l’esprit populaire que nous sommes sous la coupe de la planète qui se lève au moment de la naissance. Elle était le marqueur de la destinée. Il faut bien comprendre que ce point horoscopique est un marqueur d’une forme d’Astrologie particulière (généthliaque) et que l’Astrologie aurait très bien pu être satisfaisante sans cet ajout.

L’auteur tire 5 conclusions de ce chapitre;

  • 1. Les astres nous influencent en vertu de leur nature et en proportion de leur puissance.
  • 2. La nature de cette influence se traduit par des effluves et forces descendant du ciel mais opérant une jonction entre la haut et ici bas.
  • 3. L’influence de ces astres dépend de leur rapport par rapport à la Terre (planètes en maisons) et de leur rapports entre elles (planètes en signe et en aspect). La condition de ces astres dépends de toutes les influences sous lesquelles elle est.
  • 4. Cette action combinée des astres produit des opportunités dont nous humains pouvons profiter (élections)
  • 5. Elle produit un effet au moment précis de notre naissance et détermine par la suite l’entièreté de notre destinée (Astrologie Généthliaque)

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